Bénédicte
Ravel

E(p)
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Architecture sociale
Architecture en ville et urbanité
Développement durable

 

« La façon dont nous punissons est révélatrice du regard que nous portons sur le délinquant. »

Albert Jacquard

 

L’incarcération devient alors une méthode de cacher ceux dont la collectivité a échoué d’épauler.

 

Et si, la légitimité du système était remise en question? Et si de sensibiliser à la situation des personnes contrevenantes amenait à être mieux disposé à les accueillir et à leur venir en aide ?

 

L’essai (projet) Prison miroir s’inscrit ainsi dans le mouvement de réforme carcérale, où la punition laisse place à la réinsertion sociale et où le système traditionnel est bousculé dans le but d’ouvrir les portes de la détention au grand public. La problématique entourant l’accessibilité et la disponibilité de services conçus spécifiquement à la condition et au profil féminin mène à considérer la femme contrevenante comme clientèle cible pour le développement du projet. 

 

L’hypothèse retenue initie une réflexion sur la répartition des prisons pour femmes en une constellation de centres de détention à échelle humaine plus près des communautés québécoises. Les liens communautaires visent la réussite d’une réinsertion sociale fluide entre autres par l’élimination du stigmate entourant la population carcérale. Pour ce faire, le centre pénitentiaire de Québec, dans le quartier Saint-Sauveur, est développé en priorisant la réinterprétation des barrières de sécurité, l’accessibilité et le contact avec la nature facilitant le contact social, la liberté et la sécurité de tous.

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