Érica
Gaudreault

E(p)
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Relation au paysage
Architecture sociale
Développement durable
Architecture sensorielle / Phénoménologie

 

À travers un environnement de vitesse et de consommation, l’hypermodernité a complètement renversé la dimension philosophique de l’expérience voyageur, entrainant ainsi la perte de la symbolique initiale. Le voyage n’est plus considéré comme une expérience unique, mais plutôt comme une pratique touristique axée sur la consommation du monde. 

 

Par la conception d’un cœur communautaire et touristique, l’essai (projet) vise la reconnexion du voyageur à l’Autre et à l’Ailleurs. Plus précisément, il tente de répondre, à travers une approche identitaire, à sa question de recherche : 

 

Comment l’architecture peut-elle préserver le caractère unique et sensible de l’expérience voyageur à l’ère de l’hypermodernité ?

 

Situé dans le contexte éloigné et isolé du village de Port-Menier sur l’île d’Anticosti, le projet invite le voyageur à s’ouvrir à la découverte ainsi qu’à la rencontre du monde culturel, naturel et spirituel.

 

Ce lieu d’immersion s’articule autour d’une grande place publique qui favorise la rencontre avec l’Ailleurs. La nature agit comme un espace où la rencontre entre l’homme, le lieu ainsi que la spiritualité, lors de l’expérience voyageur, est inévitable. Tout au long de son séjour, le voyageur est invité à échanger et partager avec l’Autre, grâce au bâtiment communautaire, afin de s’immerger complètement dans la culture d’autrui. La rencontre avec l’Autre et l’Ailleurs assure ensuite le développement personnel et l’ouverture d’esprit du voyageur. L’hébergement est l’endroit où le voyageur peut se retrouver et se ressourcer. Finalement, elle permet au voyageur de développer sa compréhension et ses connaissances de l’Autre et de l’Ailleurs, à travers une dimension existentielle et spirituelle.

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